Une transmission probable du Coronavirus par voie aérienne.

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Une transmission probable du Coronavirus par voie aérienne.

Depuis son apparition, les études menées ont permis de constater que la Sras-Cov-2, qui est le virus responsable de la Covid-19, ne pouvait se transmettre que par les gouttelettes. Or, plus récemment, de nouvelles preuves ont suggéré qu’une transmission aérienne est également possible. Si le débat est encore ouvert actuellement, les États-Unis ont décidé de généraliser le port du masque, en vue de réduire les risques de prolifération du virus.

Certes, le principal mode de transmission du Coronavirus est bel et bien par les gouttelettes de la toux, les postillons et les éternuements. Toutefois, d’autres études ont été menées et ont permis de démontrer que le virus pouvait aussi voyager via l’air et les aérosols (mini-gouttelettes totalement invisibles à l’œil nu).

Quoi qu’il en soit, aucune des études menées n’a encore apporté la preuve de cette transmission aérienne. Cela dit, elles semblent toutes indiquer que l’hypothèse de l’aérosolisation du virus lors de la respiration est en cours de confirmation, selon le magazine Science, en référence à une lettre écrite par Harvey Fineberg (membre de l’académie nationale des sciences américaines) et adressée à Kelvin Droegemeier (responsable du Bureau de la politique technologique et scientifique de la Maison-Blanche). Bien que ce ne soit pas encore officiel, cela pourrait amener à revoir les conseils fournis à la population.

Si cette hypothèse est confirmée, la situation risque de changer. En effet, les gouttelettes voyagent généralement dans un rayon de 2m autour d’une personne malade, avant de retomber par terre. Le procédé de désinfection par uvc permettrait de détruire ces agents pathogènes. Il existe dès lors deux voies d’infection possibles :

  • Inhalation directe des postillons,
  • Contamination des surfaces par les gouttelettes, que les doigts ne manqueront pas de toucher. Au final, le virus atterrira sur la bouche, les yeux et le nez.

Quoi qu’il en soit, les mêmes consignes de sécurité énoncées depuis de début de la pandémie, à savoir l’hygiène des mains (lavage fréquent ou usage de gel hydroalcoolique) et la distanciation sociale sont suffisants pour réduire les risques de propagation.

 

Coronavirus transmission : l’importance d’une bonne ventilation

Les études sur la Covid-19 ont démontré la présence de particules virales dans les gouttelettes microscopiques dans l’air, qui est expirée par un porteur du virus. Ces petites gouttelettes sont très légères et peuvent rester en suspension pendant de nombreuses heures, et donc être ingérées par d’autres personnes. Si aucune étude scientifique n’a encore permis de démontrer que ces particules de coronavirus pouvaient causer des infections, les indices sont de plus en plus nombreux.

Un exemple concret a eu lieu dans un restaurant de Canton en janvier : même en l’absence de contact physique, une personne a contaminé des clients assis aux tables voisines, car le climatiseur a fait voler le virus aux alentours. A l’heure du déconfinement, il est primordial de s’assurer que les écoles, les hôpitaux, les maisons de retraite et tous les espaces de travail sont bien ventilés.

D’autres solutions peuvent aussi être envisagées pour lutter contre les infections comme l’usage des filtres à air sophistiqués ou bien un désinfectant pour salle de sport qui permettra de tuer les microbes et les bactéries.

 

Coronavirus transmission : les études sur la possible contamination par voie aérienne

L’hypothèse que le Coronavirus pouvait se transmettre par l’air a été publiée par l’OMS. Mais, avant la publication, des discussions et des évaluations concernant la possible propagation de la Sras-CoV-2 par voie aérienne ont eu lieu avec la communauté scientifique. L’avis de l’OMS se base sur différentes hypothèses qui s’appuient sur la physique des flux et la physique de l’air expiré.

Une étude expérimentale s’est basée sur des gouttelettes de différentes tailles qui restent en suspension dans l’air durant une conversation. Selon des expériences récentes, les personnes en bonne santé peuvent produire des aérosols en parlant et en toussant. En fonction des individus, les taux d’émission de particules durant une conversation sont très variables.

Cependant, étant donné que la transmission de la Sras-CoV-2 par voie aérosol n’a pas encore été confirmée, d’autres études plus poussées sont nécessaires pour le prouver car si cette hypothèse est démontrée, elle risque de chambouler la vie quotidienne.

 

La désinfection UV : une technique efficace pour tuer les virus

Le rayonnement ultraviolet est particulièrement efficace pour tuer les micro-organismes pathogènes sur toutes les surfaces de contact. C’est pourquoi, on privilégie désormais la décontamination des lieux publics par la lampe UV. Toutefois, bien que le processus de désinfection par les rayons ultraviolets soit l’idéal pour tuer les micro-organismes, il peut présenter un danger pour la peau.

Il faut noter qu’on distingue trois types de rayons UV, qui sont les rayons UVA, les rayons UVB et les rayons UVC. Les deux premiers ne permettent pas de faire un nettoyage et désinfection en profondeur, contrairement aux rayons UVC. En revanche, à cause de leur énergie plus forte, ces derniers sont aussi plus nocifs pour la peau, et peuvent même risquer de développer un cancer. D’ailleurs, les rayons UVC sont aussi susceptibles de blesser la rétine des yeux.

C’est pourquoi, l’usage d’un stérilisateur UV et d’autres méthodes de désinfection par UV en milieu hospitalier et dans les lieux publics n’est envisageable qu’en l’absence de personnes, et donc de préférence la nuit. La désinfection des surfaces par les produits désinfectants classiques comme le peroxyde d’hydrogène ou d’autres produits chimiques reste toujours en option.

Cela dit, le potentiel des lampes UV est à exploiter car elles sont les seules à démontrer une certaine efficacité contre les germes et les virus en suspension. A la différence des produits de désinfection classiques, ces lampes à ultra-violet pourraient donc contribuer à stopper la prolifération du Coronavirus par l’air. Il ne reste plus qu’à prouver si l’hypothèse de l’OMS est bien plausible ou non.

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