Introduction des lampes UV dans les gares pour lutter contre le Coronavirus

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Introduction des lampes UV dans les gares pour lutter contre le Coronavirus

Le Coronavirus est plus que jamais présent dans notre quotidien. Bien qu’aucun remède efficace ne soit encore annoncé depuis son apparition en fin 2019, des solutions existent pour maîtriser sa propagation, notamment les lampes UV. Spécialistes en la matière, nous vous proposons une gamme de solutions de désinfection UV pour limiter la contamination entre objets et personnes dans les gares.

Utilisation d’une lampe UV désinfection de type « lointain » pour tuer les virus     

L’utilisation des lampes aux ultra-violets C ou UVC n’est pas nouvelle. Elles permettent de lutter efficacement contre les microbes et étaient principalement utilisées dans le secteur agro-alimentaire et les hôpitaux. Toutefois, présentant un danger pour la peau, leur utilisation n’était pas possible en présence d’êtres humains. C’est ainsi que le métro new-yorkais, à l’exemple des métros chinois, devra être assaini suivant la méthode de désinfection par UV pendant les heures de fermeture.

Toutefois, des chercheurs du Center for Radiological Research de l’université américaine Columbia à New-York travaillent activement sur des UVC « lointains » dont la caractéristique principale est d’être inoffensifs pour l’Homme, à la différence des UVC classiques. En effet, ils sont à une fréquence de 222 nanomètres. Le directeur de centre scientifique David Brenner souligne d’ailleurs que son pouvoir désinfectant est tel qu’il peut tuer les virus et les micro-organismes.

Selon lui, cette fréquence d’ultraviolet est idéale car elle ne peut alors pénétrer la surface de l’œil ou de la peau. La décontamination par les rayons ultraviolets devient ainsi possible dans les lieux où les risques de prolifération des micro-organismes pathogènes indésirables sont très élevés, notamment les gares, les avions et tous les lieux publics. Cette solution s’avérerait même être l’une des plus prometteuses en termes de désinfection des surfaces.

Rappelons qu’en fin avril, Donald Trump avait maladroitement suggéré l’idée d’injecter des ultraviolets dans le corps pour tuer le COVID-19. Bien qu’évidemment, cette solution ne fût pas retenue, elle a donné lieu à l’étude d’un laboratoire fédéral concernant la lumière naturelle, celle-ci dépourvue d’UVC.

Une expérience de plus d’un an

En 2013, les chercheurs de Columbia ont réalisé des études sur les UVC lointains et sur leur efficacité contre les bactéries et les organismes pathogènes qui étaient résistants face aux médicaments. Puis, ils ont réalisé de nouvelles études contre les virus, à commencer par la grippe, avant même que le Coronavirus ne fasse son apparition.

David Brenner s’est alors demandé comment tirer profit de cette étude dans la situation actuelle. Ainsi depuis trois ou quatre semaines, des expériences plus sécuritaires ont été entamées. Les spécialistes sont en passe de prouver que le rayonnement permet bel et bien de détruire le virus sur une surface en quelques minutes, et qu’il est donc bien plus efficace que la désinfection par des produits chimiques comme l’eau de javel.

Après cette expérience, ils se lanceront ensuite dans une démonstration contre les virus et les microorganismes pathogènes en suspension dans l’air. L’idée est de lutter contre les risques de contamination quand les gens toussent ou éternuent dans les gares. Pour confirmer la théorie que les rayons UV lointains sont bel et bien inoffensifs pour la peau, d’autres expériences sont réalisées sur des souris de laboratoire. Ces dernières sont exposées à des ampoules à UV lointain dont l’intensité est d’environ 20 fois plus élevée que celle que l’on utiliserait sur des êtres humains.

Une quantité de demandes assez conséquente

Quoi qu’il en soit, le retard économique et l’impact du Coronavirus sur la plupart des secteurs d’activités oblige les industriels à s’activer dans la fabrication des lampes LED UV lointains pour la stérilisation des champs contaminés. En effet, selon toujours David Brenner, des solutions de nettoyage et désinfection efficaces sont requises dans les lieux publics, notamment les hôpitaux, les bureaux, les restaurants et les avions.

La vente de la lampe ultraviolette de type « lointain » remonte à trois ans, mais l’usage se limitait alors chez les diamantaires.

Le directeur de la petite entreprise de l’Illinois Eden Park, John Yerger explique : « Nous pensions depuis longtemps que ce serait une utilisation formidable de cette technologie, mais il y avait le fait que les travaux scientifiques devaient être terminés ». Seulement, la pandémie a bouleversé le monde entier du jour au lendemain.

Depuis, la FDA (agence fédérale américaine) a allégé la régulation des outils de désinfection dans le but d’encourager les industriels à trouver des solutions efficaces. Il ne s’agit pas de savoir si les lampes UV LED existeront (puisqu’il y en aura par milliers de toute façon), mais de savoir si elles existeront par millions.

Le chef des opérations américaines Ushio Shinji Kameda stipule que les demandes se font par quantités. La désinfection des locaux par les lampes UV concerne aussi bien les restaurants que les cinémas, en passant par les croisières et l’éducation. D’ailleurs, l’utilisation de la LED lampe UV est déjà effective dans certains hôpitaux japonais. Vendues entre 500 et 800 dollars, ces lampes désinfectantes seront produites en plus grande quantité d’ici octobre.

David Brenner renchérit qu’il aurait été possible d’éviter la crise si ce projet a débuté en avance, c’est-à-dire environ un ou deux ans plus tôt. Certes, le Coronavirus aurait toujours eu des conséquences, mais la pandémie aurait facilement pu être évitée de cette façon. En attendant, il est toujours conseillé de désinfecter toutes les surfaces contaminées par les virus et les agents pathogènes par la pulvérisation de produits de désinfection et de produits de nettoyage antiseptiques ou bactéricides.